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Jardins

Arpenter le jardin de l'Abbaye, c'est apprécier plusieurs atmosphères. La rigueur des lignes droites à la française, à peine adoucies par la fantaisie d'y avoir rangé un potager dont les productions alimentent la table des hôtes de la maison.  Les humeurs du grand large, chaque fois qu'un horizon extrême oriental se dévoile, ici au moyen d'un érable venu du Japon, là-bas grâce à une humble fontaine qui, de fait, rapproche zénitude et plénitude. Plus au fond, c'est le territoire des fruits. On s'y aventure peu car il faut un laisser-passer. Le verger de l'Abbaye est zone d'action, de ramassage à vrai dire, pour les religieuses de la communauté qui apprécient de confectionner de succulentes confitures. 

Passons au nord. Longeons pour cela l'auguste statue de saint Jacut et près d'elle, un platane vénérable : 24m de hauteur, près de 5m de circonférence pour son tronc. Certes, il n'a quand même pas vu grandir Guénolé et Klervie, mais tout juste ! Nous voici enfin au Nord, dans l'autre parc. La vue sur la mer et la baie de l'Arguenon est la plus belle de tout là-haut. Des herbes folles dessinent comme une arabesque dans la vaste pelouse. Une pergola invite au temps retrouvé. Car chacun de nous n'a-t-il pas son jardin secret, son jardin intérieur où il puise la force de vivre jour après jour, où il respire, où il pense, où il reprend son souffle, où il se ressaisit, où il se réconcilie, où il fait mémoire ?
 
Les jardins de l'Abbaye constituent un terreau dont la graine est spirituelle, avant tout. Car l'histoire du salut peut être méditée comme une histoire allant du jardin de la Genèse, le jardin d'Eden jusqu'à celui de la Résurrection quand Marie-Madeleine en pleurs s'adresse à Jésus, le prenant, justement, pour le jardinier (Jn 20, 11-18).

 

« Le Seigneur plant un jardin en Eden, à l'orient, et il y plaça l'homme qu'il avait formé » (Gn 2,8)

 
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