Une maison d'hôtes à vocation
culturelle et spirituelle
Rencontre
Spiritualité

PHILIPPE MAC LEOD, UN MESSAGE SPIRITUEL POUR AUJOURD’HUI

Du 18/04/2020 au 18/04/2020

Conférence / Débat journée

Jean-François DUYCK, Sœur Anne-Cécile RUPIED, Frère Gilles BAUDRY

HOMMAGE ET RÉSONANCE D’UNE FÉCONDITÉ SPIRITUELLE

Art / Culture
Spiritualité
Foi / Bible / Écritures et Théologie

Est-ce folie de pardonner ?

Du 24/04/2020 au 26/04/2020

Atelier week-end

Marion D'ELISSAGARAY et Michelle GYTE / BIBLE & ARGILE

Atelier "Bible et argile"

-EN RAISON DE LA CRISE SANITAIRE, L'ABBAYE EST FERMÉE A COMPTER DU 15 MARS 2020.
   

Nos actualités

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[Apparent paradoxe... par François EUVE, s.j.]
L’humanité oscille volontiers entre la présomption et le désespoir, la suffisance et le découragement. Nous nous pensions globalement en sécurité dans un monde dont le futur est programmable, au moins à moyen terme (en laissant de côté la menace climatique, mais elles est lointaine). Nous avions traversé des crises, économiques ou sociales, mais elles n’avaient pas fondamentalement remis en question notre manière de fonctionner.
Et voilà qu’un virus fait basculer le cours des choses. L’«effondrement» annoncé pour plus tard serait-il à notre porte ? Les discours apocalyptiques refont surface. Les «collapsologues» se réjouissent. On annonce une crise encore plus grave que ce que nous connaissons actuellement.
Puisque la «science» s’est avérée déficiente, faudrait-il alors recourir à la «religion» ? Organiser des neuvaines de réparation et des processions dans les rues comme au Moyen Age ? Il serait tentant de dénoncer l’arrogance de l’humanité moderne qui ne fait que dissimuler son impuissance effective. Mieux vaudrait s’en remettre aux moyens spirituels qu’aux moyens humains…
Ce serait aller un peu vite en besogne. Nos ressources humaines n’ont pas dit leur dernier mot : non seulement la technique médicale mais aussi, et peut-être surtout, l’aide mutuelle, les gestes de solidarité, le soin d’autrui qui s’exprime à l’égard de personnes connues ou inconnues. Les crises suscitent la tentation du chacun pour soi mais réveillent aussi (on aimerait dire : surtout) des désirs altruistes parfois profondément enfouis. Il faudrait en faire davantage l’inventaire et le récit pour garder cela en mémoire. Ne pas oublier le bien qui s’est fait.
Un adage jésuite du 17e siècle commence par ces mots : «Fie toi à Dieu comme si le succès ne dépendait que de toi, et en rien de Dieu». Apparent paradoxe. Mais pas pour celui qui a compris que l’action de Dieu passe par nos mains, celles des médecins, des infirmières, des chercheurs, des livreurs, des voisins qui prennent des nouvelles… Mais l’adage se poursuit : «mettre tout ton labeur comme si Dieu allait tout faire et toi rien». Nous rappeler que nous ne sommes pas les maîtres du résultat de notre action. C’est là qu’intervient le «spirituel» : non pas comme un moyen magique plus efficace, mais comme la confiance que nous ne sommes pas seuls dans notre combat.

[Apparent paradoxe... par François EUVE, s.j.]
L’humanité oscille volontiers entre la présomption et le désespoir, la suffisance et le découragement. Nous nous pensions globalement en sécurité dans un monde dont le futur est programmable, au moins à moyen terme (en laissant de côté la menace climatique, mais elles est lointaine). Nous avions traversé des crises, économiques ou sociales, mais elles n’avaient pas fondamentalement remis en question notre manière de fonctionner.
Et voilà qu’un virus fait basculer le cours des choses. L’«effondrement» annoncé pour plus tard serait-il à notre porte ? Les discours apocalyptiques refont surface. Les «collapsologues» se réjouissent. On annonce une crise encore plus grave que ce que nous connaissons actuellement.
Puisque la «science» s’est avérée déficiente, faudrait-il alors recourir à la «religion» ? Organiser des neuvaines de réparation et des processions dans les rues comme au Moyen Age ? Il serait tentant de dénoncer l’arrogance de l’humanité moderne qui ne fait que dissimuler son impuissance effective. Mieux vaudrait s’en remettre aux moyens spirituels qu’aux moyens humains…
Ce serait aller un peu vite en besogne. Nos ressources humaines n’ont pas dit leur dernier mot : non seulement la technique médicale mais aussi, et peut-être surtout, l’aide mutuelle, les gestes de solidarité, le soin d’autrui qui s’exprime à l’égard de personnes connues ou inconnues. Les crises suscitent la tentation du chacun pour soi mais réveillent aussi (on aimerait dire : surtout) des désirs altruistes parfois profondément enfouis. Il faudrait en faire davantage l’inventaire et le récit pour garder cela en mémoire. Ne pas oublier le bien qui s’est fait.
Un adage jésuite du 17e siècle commence par ces mots : «Fie toi à Dieu comme si le succès ne dépendait que de toi, et en rien de Dieu». Apparent paradoxe. Mais pas pour celui qui a compris que l’action de Dieu passe par nos mains, celles des médecins, des infirmières, des chercheurs, des livreurs, des voisins qui prennent des nouvelles… Mais l’adage se poursuit : «mettre tout ton labeur comme si Dieu allait tout faire et toi rien». Nous rappeler que nous ne sommes pas les maîtres du résultat de notre action. C’est là qu’intervient le «spirituel» : non pas comme un moyen magique plus efficace, mais comme la confiance que nous ne sommes pas seuls dans notre combat.
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Il y a 3 jours

[A lAbbaye, on continue à voir les choses en couleurs !]
Cest le message que nous adresse aujourdhui notre amie Annie, que lon croise plus généralement à laccueil de lAbbaye, mais qui comme nous toutes et tous se trouve confinée à son domicile. Des moments bienvenus pour ressortir les pinceaux et voir la vie en rouge, en jaune, en vert, en bleu...

[A l'Abbaye, on continue à voir les choses en couleurs !]
C'est le message que nous adresse aujourd'hui notre amie Annie, que l'on croise plus généralement à l'accueil de l'Abbaye, mais qui comme nous toutes et tous se trouve confinée à son domicile. Des moments bienvenus pour ressortir les pinceaux et voir la vie en rouge, en jaune, en vert, en bleu...
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Il y a 6 jours

[CRISE, DANGER ET CHANCE]
Soudain la machine tourne à vide,
La terre respire enfin ;
Une clef minuscule a pris possession de nos secrets les mieux gardés,
Nous a mis à genoux : 
Et nous voici calfeutrés,
Craignant partout lintrusion dun ennemi invisible.  Le monde a peur, 
Certains souffrent plus que dautres,
Mais, paradoxalement, notre planète vit une sorte de cure de repos.
Nous craignons pour nos proches vulnérables
Et aussi pour nous-mêmes,
Tout ce qui allait de soi est soudain devenu si difficile,
Mais pourtant le ciel déjà séclaircit :
Nous aussi, au fond, ne respirons-nous pas mieux ?  Notre activité est au repos ;
Pourra-t-elle reprendre et surmonter cette lente léthargie ?
Tant defforts accumulés soudain mis à mal,
Nos monnaies et nos empires défaits...
Mais les arbres, les oiseaux, les insectes ont à nouveau une chance inouïe :
Lair pur leur est gracieusement redonné !  Tout redeviendra-t-il comme avant
Et naurons-nous, alors, tiré aucune leçon de cette embellie au goût amer ?
Ou bien emprunterons-nous désormais des sentiers neufs,
Des chemins inédits,
Abandonnant linutile,
Ayant, une fois pour toutes, goûté à lessentiel,
Entrevoyant même une issue à cette apocalypse que nos insomnies préparaient à bas bruit ?  Nous en tenir à lindispensable,
Prendre soin de ceux qui nous sont proches,
Adopter la sobriété de lherbe qui pousse,
Imiter son courage,
Regarder la nature enfin comme notre bien le plus précieux,
Ce trésor qui appartient à tous, 
Si désirable depuis que nous nous sommes remis à cultiver nos jardins,
A soigner les fleurs sur nos balcons, à y semer des graines despérance,
A donner de la nourriture aux oiseaux,
A nous saluer les uns les autres avec gratitude...  Quand reprendra le flux de nos activités incessantes, 
Saurons-nous oublier la démesure qui auparavant nous tenait ?
Nous souviendrons-nous quêtre vivant ne nous donne pas plus de droits quau moindre passereau,
Mais seulement celui de remercier et de rendre grâce pour le simple fait dêtre là,
Ouverts à la profusion du monde ?  Aucun de nous na plus de mérite que le plus humble paysan dAfrique, des Andes ou dAsie
Dont la joie de vivre na jamais eu besoin 
De tous ces dominos de possessions que nous navons cessé daccumuler
Et qui sécroulent tout à coup :
Nos futiles jouets denfants quenfin, pour donner sa chance à la vie,
Nous serons peut-être prêts à remiser au grenier de nos passions tristes,
De nos allégresses oubliées...  Jean Lavoué, 21 mars 2020
www.enfancedesarbres.com  Photo Marion Jobert

[CRISE, DANGER ET CHANCE]
Soudain la machine tourne à vide,
La terre respire enfin ;
Une clef minuscule a pris possession de nos secrets les mieux gardés,
Nous a mis à genoux :
Et nous voici calfeutrés,
Craignant partout l'intrusion d'un ennemi invisible.

Le monde a peur,
Certains souffrent plus que d'autres,
Mais, paradoxalement, notre planète vit une sorte de cure de repos.
Nous craignons pour nos proches vulnérables
Et aussi pour nous-mêmes,
Tout ce qui allait de soi est soudain devenu si difficile,
Mais pourtant le ciel déjà s'éclaircit :
Nous aussi, au fond, ne respirons-nous pas mieux ?

Notre activité est au repos ;
Pourra-t-elle reprendre et surmonter cette lente léthargie ?
Tant d'efforts accumulés soudain mis à mal,
Nos monnaies et nos empires défaits...
Mais les arbres, les oiseaux, les insectes ont à nouveau une chance inouïe :
L'air pur leur est gracieusement redonné !

Tout redeviendra-t-il comme avant
Et n'aurons-nous, alors, tiré aucune leçon de cette embellie au goût amer ?
Ou bien emprunterons-nous désormais des sentiers neufs,
Des chemins inédits,
Abandonnant l'inutile,
Ayant, une fois pour toutes, goûté à l'essentiel,
Entrevoyant même une issue à cette apocalypse que nos insomnies préparaient à bas bruit ?

Nous en tenir à l'indispensable,
Prendre soin de ceux qui nous sont proches,
Adopter la sobriété de l'herbe qui pousse,
Imiter son courage,
Regarder la nature enfin comme notre bien le plus précieux,
Ce trésor qui appartient à tous,
Si désirable depuis que nous nous sommes remis à cultiver nos jardins,
A soigner les fleurs sur nos balcons, à y semer des graines d'espérance,
A donner de la nourriture aux oiseaux,
A nous saluer les uns les autres avec gratitude...

Quand reprendra le flux de nos activités incessantes,
Saurons-nous oublier la démesure qui auparavant nous tenait ?
Nous souviendrons-nous qu'être vivant ne nous donne pas plus de droits qu'au moindre passereau,
Mais seulement celui de remercier et de rendre grâce pour le simple fait d'être là,
Ouverts à la profusion du monde ?

Aucun de nous n'a plus de mérite que le plus humble paysan d'Afrique, des Andes ou d'Asie
Dont la joie de vivre n'a jamais eu besoin
De tous ces dominos de possessions que nous n'avons cessé d'accumuler
Et qui s'écroulent tout à coup :
Nos futiles jouets d'enfants qu'enfin, pour donner sa chance à la vie,
Nous serons peut-être prêts à remiser au grenier de nos passions tristes,
De nos allégresses oubliées...

Jean Lavoué, 21 mars 2020
www.enfancedesarbres.com

Photo Marion Jobert
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Il y a 1 semaine

[Un nouveau chat-pitre doit souvrir, et vite !]
Journal du confinement. Nous donnons cette fois le ronron (ben non justement !) à Poncho, ex-locataire de lAbbaye, retiré désormais à Rennes pour sa retraite, chez le Directeur de lAbbaye. Décidément Poncho fait tout à lenvers... Le confinement, à en croire Poncho traduit en langage humain, est une épreuve supra-féline. Adieu la sieste du matin, sans cesse interrompue par ce curieux objet de mon bon maître qui vibre et qui sonne sans cesse (le curieux objet, pas encore le maître). La sieste de laprès-midi ? Évaporée, à cause dun certain Netflix, nouvelle vedette du salon et donc, de MON canapé. Laffaire est entendue. Les bons jours, temps de sommeil dà peine 16h, alors quavant cétait forcément mieux, 23h, tout de même, de moyenne. Et ces sempiternels bon chachat cha ! qui pourraient finir par magacer et me faire finalement changer de coussin. Sans compter cette pénurie redoutée sur le marché de la croquette ! Non, il faut rouvrir lAbbaye ! Il faut, comme dit mon maître, avec ses airs, quun nouveau chat-pitre souvre à lAbbaye. Moi je dirais plus simplement quil faut que chat chesse. Et Vite ! Et comme ça dodo, comme avant !

[Un nouveau chat-pitre doit s'ouvrir, et vite !]
Journal du confinement. Nous donnons cette fois le ronron (ben non justement !) à Poncho, ex-locataire de l'Abbaye, retiré désormais à Rennes pour sa retraite, chez le Directeur de l'Abbaye. Décidément Poncho fait tout à l'envers... Le confinement, à en croire Poncho traduit en langage humain, est une épreuve supra-féline. Adieu la sieste du matin, sans cesse interrompue par ce curieux objet de mon bon maître qui vibre et qui sonne sans cesse (le curieux objet, pas encore le maître). La sieste de l'après-midi ? Évaporée, à cause d'un certain Netflix, nouvelle vedette du salon et donc, de MON canapé. L'affaire est entendue. Les bons jours, temps de sommeil d'à peine 16h, alors qu'avant c'était forcément mieux, 23h, tout de même, de moyenne. Et ces sempiternels "bon chachat cha !" qui pourraient finir par m'agacer et me faire finalement changer de coussin. Sans compter cette pénurie redoutée sur le marché de la croquette ! Non, il faut rouvrir l'Abbaye ! Il faut, comme dit mon maître, avec ses airs, qu'un "nouveau chat-pitre s'ouvre à l'Abbaye". Moi je dirais plus simplement qu'il faut que chat chesse. Et Vite ! Et comme ça dodo, comme avant !
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Il y a 2 semaines

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Oh poncho 😍

Sylvie GaiaBreizh

Trop chou